Les dettes invisibles du Sénégal, du Nigeria et de l’Angola alarmant le FMI
Dans un rapport publié en mai 2026, le FMI estime que le recours aux swaps de rendement total pourrait créer des contraintes sur la politique monétaire.

Le Fonds Monétaire International (FMI) et les principales agences de notation mondiales expriment de vives inquiétudes face à l’émergence de nouvelles dettes cachées au sein d’économies africaines majeures telles que le Sénégal, le Nigeria et l’Angola. Ces engagements financiers, souvent dissimulés ou peu transparents, représentent une menace sérieuse pour la stabilité macroéconomique de ces nations.

Un rapport du FMI, dont les conclusions ont été rendues publiques en mai 2026, met en évidence les risques croissants liés à l’utilisation de certains instruments financiers, notamment les swaps de rendement total. L’institution alerte sur le fait que le recours à ces mécanismes complexes est susceptible de générer des contraintes significatives sur la politique monétaire des pays concernés. Cette situation pourrait limiter leur capacité à manœuvrer face aux chocs économiques et à maintenir un cap financier stable. La gestion de ces passifs non déclarés, à l’image de la dette cachée du Sénégal, devient un enjeu capital pour la prévisibilité économique et la confiance des investisseurs.

Pour des dirigeants tels que Bola Tinubu au Nigeria, la transparence budgétaire et une maîtrise rigoureuse de l’endettement sont des défis pressants. L’opacité entourant certaines obligations financières complique l’évaluation précise des risques souverains, ce qui pourrait, à terme, impacter négativement la notation de crédit de ces États. Une telle dégradation rendrait l’accès aux marchés financiers internationaux plus onéreux et plus difficile, entravant ainsi les perspectives de développement.