Lansana gagnY sakho dénonce l’absence de choix républicain d’ousmane sonko
Lansana Gagny Sakho brise le silence sur son parcours politique au Sénégal

Après l’alternance politique au Sénégal, il a refusé une nomination stratégique pour préserver ses valeurs fondamentales. Une décision qui illustre son attachement indéfectible aux institutions.
Ancien allié d’Ousmane Sonko et désormais figure majeure du parti Kiiraay, soutenu par le président Bassirou Diomaye Faye, Lansana Gagny Sakho a récemment livré une analyse sans concession de son ancien mentor. Invité d’une émission matinale, le président du Conseil d’administration de l’APIX a détaillé les raisons de sa rupture avec Pastef, tout en réaffirmant sa foi dans les mécanismes démocratiques.
Il explique avoir rejoint le projet politique de Sonko initialement pour les personnalités impliquées. Pourtant, après les changements politiques majeurs, il a décliné une offre de responsabilité dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. « J’ai toujours placé mes convictions au-dessus des postes. Cette position m’a permis de préserver mon intégrité », confie-t-il. Une posture qui, selon lui, démontre son choix clair en faveur de la République.
À l’inverse, Lansana Gagny Sakho accuse Ousmane Sonko de ne « jamais avoir choisi la République ». Il lui reproche d’avoir alimenté des tensions institutionnelles par des déclarations publiques intempestives, notamment lorsqu’il a critiqué l’autorité de l’État lors d’un déplacement présidentiel à l’étranger. Des propos qui, selon Sakho, ont mis en difficulté le chef de l’État.
Pour cet ancien proche de Sonko, l’essence même du choix politique réside dans la préservation des institutions et l’amélioration de leur fonctionnement. Bien qu’il reconnaisse l’existence de difficultés de part et d’autre, il souligne des progrès notables, particulièrement dans le domaine judiciaire. « Les réalités du pouvoir ne se perçoivent pas de la même manière depuis l’opposition », souligne-t-il.
Il revient également sur les remaniements au ministère de la Justice, rappelant que l’ancien garde des Sceaux, Ousmane Diagne, avait affirmé devant le Parlement qu’aucune pression ne pouvait être exercée sur lui. Selon Sakho, cette déclaration masquait une volonté d’installer un ministre plus malléable pour influencer les magistrats. « Une tentative de manipulation qui a échoué », précise-t-il avec conviction. « Les magistrats ne sont pas des pantins. Ils incarnent l’indépendance de la justice. »