Skip to content

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

  • Accueil
  • Guides
  • Études de cas
  • Analyses
  • Opinions
  • Chronique
  • Basculer la recherche

Lancement du master ECOTEDD : l’engagement ivoirien pour une économie circulaire et un avenir durable

Publié le 18 mai 202625 septembre 2026 ParZara Hassane

L’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), par l’intermédiaire de son Centre d’Excellence Africain (CEA) VALOPRO, a officiellement inauguré le Master Économie Circulaire, Transition Écologique et Développement Durable (ECOTEDD). Cet événement marquant a eu lieu lors d’un séminaire inaugural stimulant, organisé à Angré, le samedi 16 mai 2026, posant les jalons d’une nouvelle ère pour le développement durable en Afrique.

Écoutez cet articleEnviron 6 min

Un thème fédérateur pour l’avenir africain

Placée sous le thème éloquent « Afrique durable, Côte d’Ivoire résiliente : RSE et économie circulaire comme leviers d’un nouveau modèle de développement », cette rencontre stratégique a rassemblé un parterre d’experts nationaux et internationaux, de décideurs publics influents, d’acteurs clés du secteur privé et de partenaires techniques. Tous étaient réunis pour débattre des défis cruciaux liés à la transition écologique et à la nécessaire transformation des modèles économiques sur le continent africain.

Le professeur Benjamin Yao, coordinateur du CEA VALOPRO, a donné le ton dès l’ouverture, en soulignant l’importance capitale de cette initiative académique. Il a insisté sur la volonté du programme d’offrir un « contenu à forte valeur informative » et de faciliter l’accès des médias à des experts de référence, contribuant ainsi à une meilleure vulgarisation des enjeux environnementaux complexes.

Défis environnementaux et solutions africaines

Au fil des différents panels, les intervenants ont dressé un état des lieux précis des défis environnementaux majeurs auxquels le continent est confronté. Parmi eux, la gestion des déchets, la déforestation galopante et la transition énergétique ont été longuement abordées, sans oublier les difficultés persistantes d’accès aux financements climatiques, un frein notable au progrès.

Pour le professeur Benjamin Yao, l’économie circulaire représente une réponse particulièrement pertinente et adaptée aux réalités africaines. Il a clarifié sa vision : « L’économie circulaire, c’est une économie de la conservation de la valeur. Ce que nous appelons déchets aujourd’hui peut devenir une richesse demain ». Il a concrétisé ses propos par des exemples éloquents de valorisation de produits agricoles, notamment dans les filières stratégiques de l’anacarde et du cacao, illustrant le potentiel économique de cette approche.

Abordant la question des modèles de développement, le professeur Yao a fermement plaidé pour une approche contextualisée et autonome : « Nous ne devons pas copier les modèles occidentaux. Nous devons développer des solutions adaptées à nos réalités africaines, des solutions simples, efficaces et durables. » Un appel à l’innovation locale et à l’autonomie stratégique.

RSE et financement climatique : des leviers à optimiser

Les échanges ont également mis en lumière les limites actuelles de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), dont l’intégration reste encore insuffisante au sein des stratégies organisationnelles. Plusieurs panélistes ont rappelé un fait essentiel : « La RSE devient progressivement un critère d’accès aux marchés publics », exhortant les entreprises à dépasser la simple communication pour véritablement ancrer ces principes dans leur gouvernance.

Concernant les financements climatiques, les experts ont relevé un paradoxe frappant : l’existence de ressources significatives, mais dont la mobilisation s’avère complexe. « Les fonds existent, mais les procédures sont lourdes et techniques. Il est essentiel de former des compétences locales capables de monter des dossiers conformes aux standards internationaux », ont-ils souligné, insistant sur la nécessité de renforcer les capacités techniques locales.

L’engagement de la jeunesse pour un Master ECOTEDD impactant

Intervenant au nom des étudiants de la première promotion, Abraham Bosson a exprimé l’engagement profond de sa cohorte à contribuer activement à la transformation des modèles de développement. « Nous croyons en une Afrique capable d’innover, de valoriser ses ressources locales et de bâtir un développement durable adapté à ses réalités », a-t-il déclaré avec conviction. Il a ensuite insisté sur la responsabilité historique de sa génération : « Nous avons une responsabilité historique : devenir des acteurs du changement, capables de porter des projets innovants et durables au service de nos pays. »

Dans une perspective résolument tournée vers l’action, Abraham Bosson a précisé que le Master ECOTEDD dépasse le simple cadre académique. « L’objectif n’est pas seulement d’apprendre, mais d’impacter concrètement nos entreprises, nos institutions et nos communautés », a-t-il affirmé, soulignant l’ambition pratique du programme.

Accessible en ligne et caractérisé par sa sélectivité, ce programme de deux ans vise à former une nouvelle génération d’experts hautement qualifiés. Ils seront spécialisés dans la valorisation des déchets, la RSE, la finance climatique et le montage de projets environnementaux, avec une forte orientation pratique et professionnelle.

Par cette initiative avant-gardiste, l’INP-HB entend contribuer de manière significative à la formation d’un capital humain compétent, apte à relever efficacement les défis du développement durable, tant en Côte d’Ivoire que sur l’ensemble du continent africain.

Selon les organisateurs, le prochain appel à candidatures est attendu dans les semaines à venir, avec l’ambition de consolider cette dynamique essentielle en faveur d’une économie plus circulaire, inclusive et résiliente pour l’Afrique.

Par Zara Hassane — Grand reporter

Flux de la rubrique :
ActualitésDernières actus
Actualités

Navigation

Previous Post: Scènes de chaos en Ligue 1 : envahissements de terrain à Nantes et Nice
Next Post: Scènes de chaos en Ligue 1 : la ministre des Sports condamne les violences à Nantes

Archives

  • octobre 2026
  • septembre 2026
  • août 2026
  • juillet 2026
  • juin 2026
  • mai 2026
  • avril 2026
  • mars 2026
  • février 2026
  • janvier 2026
  • décembre 2025
  • novembre 2025
  • octobre 2025
  • septembre 2025
  • août 2025
  • juillet 2025
  • juin 2025
  • mai 2025
  • avril 2025
  • mars 2025
  • février 2025
  • janvier 2025
  • novembre 2024
  • octobre 2024
  • septembre 2024
  • août 2024
  • juillet 2024
  • juin 2024
  • mai 2024
  • mars 2024
  • février 2024
  • octobre 2023
  • août 2023
  • mai 2023
  • avril 2023
  • mars 2023
  • janvier 2023
  • octobre 2022
  • septembre 2022
  • mai 2022
  • mars 2022
  • août 2021
  • juin 2021
  • mai 2021
  • octobre 2020
  • septembre 2020
  • juin 2020
  • novembre 2019
  • juillet 2018
  • décembre 2014

Catégories

  • A la Une
  • Actualités
  • AES
  • Analyses
  • Chronique
  • Culture
  • Économie
  • Épinglé
  • Études de cas
  • Guides
  • International
  • Lifestyle
  • Actualités
  • Opinions
  • Politique
  • Sécurité & Défense
  • Société

Articles récents

  • Tchad-Niger : après le démenti des frappes, quelle est la suite de la crise diplomatique ?
  • Xénophobie en Afrique du Sud : après le lynchage de Durban, l’Union africaine exige des mesures urgentes contre la violence
  • Condamnation d’adama sangaré : les réactions de la défense et les perspectives judiciaires après le verdict
  • De l’éloquence à l’emprisonnement : comment la junte malienne enterre ses propres rêves de transition
  • Traoré absent à Moscou : les doutes sur la solidité d’un pouvoir en surchauffe

Commentaires récents

Aucun commentaire à afficher.

Copyright © 2026 Sahel Voice.

Propulsé par WordPress

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

À propos Contact Politique de confidentialité Mentions légales

© 2026 Sahel Voice — Tous droits réservés.

https://sahelvoice.com