L’ajustement tant redouté est désormais une réalité. Dès ce samedi, le gouvernement a officialisé par communiqué une hausse des prix des carburants à la pompe, applicable immédiatement. Le litre de supercarburant passe à 990 francs CFA, soit une augmentation de 70 francs. Quant au gasoil, son prix s’établit désormais à 755 francs CFA le litre, en hausse de 75 francs.
Cette décision, bien que progressive, s’inscrit dans une logique de réalignement des tarifs à leur niveau d’avant la baisse exceptionnelle décidée le 6 décembre 2025. Les autres produits pétroliers, comme le gaz domestique ou l’essence pour pirogues, conservent quant à eux leurs tarifs actuels.
Ousmane Sonko, alors Premier ministre, avait prévenu les Sénégalais des risques liés à la volatilité des cours mondiaux du pétrole. « Tant que cela sera possible, nous éviterons de répercuter la crise du Moyen-Orient sur les populations. Mais quand la situation deviendra ingérable, il faudra bien alerter les citoyens », avait-il déclaré lors de son intervention devant les députés.
Les autorités justifient cette mesure par la nécessité de faire face à la flambée des prix internationaux du brut, conséquence directe des tensions persistantes au Moyen-Orient. Une situation que Dakar ne peut ignorer, malgré sa volonté affichée de protéger le pouvoir d’achat des ménages.
Cette hausse, même modérée, aura des répercussions en cascade sur l’économie sénégalaise. Le carburant constitue en effet un maillon essentiel dans la formation des coûts des transports et des produits de première nécessité. Les ménages, déjà éprouvés par l’inflation, devront s’adapter à cette nouvelle donne.
Une hausse inévitable face à la crise énergétique mondiale
Le gouvernement a publié un communiqué ce samedi matin pour officialiser cet ajustement tarifaire. Il s’agit d’un retour aux prix pratiqués avant la réduction exceptionnelle de décembre 2025. Neuf mois après cette baisse, les automobilistes sénégalais doivent désormais composer avec des tarifs revus à la hausse.
Cette décision intervient dans un contexte de crise pétrolière prolongée, alimentée par les tensions géopolitiques au Proche-Orient. Les cours du brut, déjà volatils, ont subi une pression supplémentaire ces derniers mois, rendant toute stabilité des prix à la pompe illusoire.
Les autorités insistent sur le fait que cette mesure reste limitée et que les autres produits pétroliers ne seront pas affectés. Le gaz de cuisine et l’essence destinée aux pirogues conservent leurs tarifs actuels, évitant ainsi une pression supplémentaire sur les ménages les plus modestes.
