Un tournant vient d’être franchi au Gabon. Pour la première fois depuis sa nomination en janvier, la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies (SNU), Fatou Aminata Lo, a rencontré les journalistes à la maison commune des Nations unies. Cette prise de parole marque une rupture : l’ONU ne se contente plus de publier des rapports, elle vient désormais rendre des comptes et impliquer les médias dans la trajectoire vers les Objectifs de développement durable (ODD) et le futur cadre 2028-2032.
Entourée des chefs d’agences, Fatou Aminata Lo a donné le ton de ce nouveau chapitre : « Notre contribution ne se mesure pas seulement au nombre de projets réalisés, elle se mesure aussi à notre capacité à rassembler les acteurs et à accompagner la transformation des politiques publiques en résultats concrets pour les populations. »
Un engagement financier sans précédent
En 2025, une enveloppe globale de 10,5 milliards de FCFA (18,5 millions de dollars) a été mobilisée. Ce montant, réparti entre 21 entités et près de 300 collaborateurs — dont 70 % de nationaux —, traduit une accélération nette de l’action onusienne. Trois priorités structurent cette intervention : la promotion de la bonne gouvernance et des droits humains, la transition vers une économie verte et bleue, ainsi que l’égalité des chances et l’inclusion sociale.
Des priorités qui redessinent l’action publique
Ces axes ne relèvent pas du simple affichage. Ils s’attaquent à des leviers de transformation profonde : gouvernance, transition écologique et inclusion. Un virage stratégique qui, s’il est bien exécuté, pourrait modifier durablement les politiques publiques gabonaises.
Les journalistes interpellent, l’ONU répond
Lors des échanges, les professionnels des médias ont soulevé des inquiétudes concrètes. Ils ont notamment interrogé le rôle véritable du SNU et demandé des clarifications sur l’impact direct de ces programmes face aux urgences socio-économiques que vivent les populations.
Un échange sans langue de bois qui a posé les bases d’une collaboration plus étroite et transparente. Ce moment charnière ouvre la voie à un partenariat renforcé entre l’ONU et la presse gabonaise, avec en ligne de mire le cadre 2028-2032.
