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Gabon : Daisy Akinikoussou dénonce les attaques contre la mère du président

Publié le 13 août 202625 septembre 2026 ParZara Hassane

Face aux attaques répétées de l’activiste Landry Mbeng, alias « Lanlaire », contre le président Brice Clotaire Oligui Nguema, son épouse et sa mère, la députée Daisy Léance Akinikoussou réagit avec fermeté. Dans un communiqué intitulé « Il faut savoir dire : ça suffit ! », elle dénonce une dérive qui, selon elle, franchit les limites de la critique politique pour s’attaquer à la dignité des femmes et, par extension, à celle des familles.

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Pour la députée du département des Plateaux, secrétaire générale du Réseau national des femmes députés (RENAFED), la liberté d’expression ne saurait justifier les attaques visant les proches d’une personnalité publique. Elle rappelle que la confrontation politique, même vive, doit respecter des frontières morales : « On peut critiquer le Président, contester ses choix ou dénoncer sa gestion, mais sa mère n’est pas une figure politique du simple fait de son lien familial ». Selon elle, cette ligne rouge a été franchie avec les propos tenus contre la mère du chef de l’État.

Une mère n’est pas une cible politique

Daisy Léance Akinikoussou insiste sur l’universalité du respect dû à chaque individu, quel que soit son statut. « Une mère reste une mère, quelle que soit la fonction de son enfant », déclare-t-elle. Pour l’élue, défendre la mère du Président n’est pas une défense du régime, mais une défense d’un principe fondamental : celui du respect inconditionnel de la dignité humaine. « Protéger une personne contre les attaques arbitraires, c’est protéger le socle même de la démocratie », ajoute-t-elle.

La dignité des femmes au cœur du débat

En tant que secrétaire générale du RENAFED, Daisy Akinikoussou élargit la portée de sa prise de position à la question plus large de la protection des femmes contre les violences symboliques. Elle rappelle que « le combat pour les droits des femmes ne peut être sélectif ». Pour elle, il est incohérent de revendiquer l’égalité tout en participant à l’humiliation d’une femme, quel que soit son camp politique. « Défendre les femmes, c’est les défendre toutes, sans distinction d’opinions ou d’allégeances », martèle-t-elle.

Cette polémique révèle selon elle une tendance préoccupante : la banalisation des injures et des attaques personnelles sur les réseaux sociaux, où la violence verbale devient une arme politique courante.

Un précédent dangereux pour la démocratie

La députée met en garde contre un phénomène qui, une fois toléré, pourrait s’étendre à d’autres cibles. « Aujourd’hui, c’est la mère du Président qui est visée. Demain, ce pourrait être la mère d’un opposant, d’un journaliste ou d’un citoyen lambda », souligne-t-elle. Pour Daisy Akinikoussou, cette logique mène à une escalade incontrôlable où plus aucune limite ne subsiste dans le débat public.

Son intervention a pour but de rappeler que « l’on peut être un adversaire politique acharné sans devenir un ennemi de la dignité humaine ». Elle reconnaît la légitimité de la contestation politique, mais exige qu’elle reste centrée sur les actes, les décisions et la gouvernance, et non sur les proches des dirigeants.

Rétablir des limites dans le débat public

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte où plusieurs acteurs de la société gabonaise alertent sur la dégradation du ton des échanges en ligne. Pour Daisy Akinikoussou, la démocratie exige que les idées puissent s’affronter avec vigueur, mais sans franchir le seuil de l’irrespect. « Le respect des principes démocratiques passe aussi par le respect des personnes », conclut-elle.

Par Zara Hassane — Grand reporter

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