Gabon : cinq mois sans réseaux sociaux, une mesure qui interroge

Le 17 juillet 2026 marque un tournant dans l’histoire numérique du Gabon. Cinq mois se sont écoulés depuis que les réseaux sociaux ont été mis hors d’accès, sans autre forme de procès. Depuis la publication, le 17 février, d’un communiqué officiel émanant de la Haute Autorité de la Communication (HAC), les plateformes comme Facebook, Twitter ou Instagram ne sont plus accessibles sans recourir à un VPN. Une décision qualifiée à l’époque de temporaire, mais qui, à force de se prolonger, s’installe dans le paysage institutionnel comme une mesure permanente. Si l’objectif initial était de lutter contre la diffusion de contenus haineux et de fausses informations menaçant la stabilité du pays, le mutisme des autorités sur les conditions d’un retour à la normale alimente désormais les doutes et les frustrations.