Un jour de fête transformé en cauchemar
La région de San, au cœur du Mali, a été le théâtre de ce drame. Des habitants et des responsables locaux rapportent que les victimes participaient aux préparatifs d’une cérémonie communautaire majeure lorsqu’elles ont été frappées. « Ce qui devait être un moment de joie s’est mué en une tragédie sans précédent », confie un témoin sous anonymat. Une source sécuritaire évoque la possibilité que les drones aient ciblé un groupe de motos en mouvement, considéré comme suspect.
Un bilan humain lourd et contesté
Les autorités locales évoquent un bilan d’au moins dix victimes, principalement des jeunes. Une source sécuritaire avance le chiffre de neuf morts, tandis qu’un élu local confirme « au moins dix civils tués ». « Un mariage était sur le point d’être célébré quand les drones ont frappé. C’est un véritable deuil pour notre communauté », déclare cet élu, visiblement choqué.
Un contexte sécuritaire toujours plus tendu
Ce drame survient dans un environnement marqué par une escalade des violences au Mali. Fin avril, des attaques d’envergure ont été perpétrées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ainsi que par les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA). Face à cette menace persistante, les forces armées maliennes ont intensifié leurs opérations aériennes et l’utilisation de drones dans les zones jugées sensibles.
