Finale de la ligue des champions 2024 : pas de fan zone à Paris pour le match psg arsenal

Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a décidé de renoncer à l’installation d’une fan zone pour la finale de la Ligue des champions opposant le PSG à Arsenal, prévue le 30 mai. Cette décision intervient après des réserves exprimées par la préfecture de police, dans un contexte sécuritaire déjà tendu. La retransmission du match se limitera donc au Parc des Princes.

Le projet d’une fan zone gratuite dans la capitale a été abandonné après un échange entre Emmanuel Grégoire et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Lors d’une conférence de presse, le maire avait admis avoir « entendu les réserves » de la préfecture, qui s’était déclarée « défavorable » à ce dispositif dès le samedi précédent. « Ce n’est pas le bon moment », a-t-il reconnu, soulignant la saturation des forces de l’ordre.

Un calendrier chargé et des risques sécuritaires

Le 30 mai, plusieurs événements majeurs sont prévus à Paris et en proche banlieue, mobilisant déjà un nombre conséquent de policiers et de gendarmes. Parmi eux, le concert de l’artiste Aya Nakamura au Stade de France, celui de Damso à La Défense Arena et celui de Bouss à l’Accor Arena. Ces rassemblements, ajoutés à la finale de la Ligue des champions, auraient exigé un déploiement encore plus important des forces de l’ordre.

Pour contourner cette impossibilité, une retransmission du match sur écran géant est organisée au Parc des Princes. Cette solution nécessite également une présence policière renforcée, mais reste moins ambitieuse que l’idée initiale d’une fan zone.

Bilan des incidents après la demi-finale

Le maire de Paris a réaffirmé son intention d’organiser, à l’avenir, des « événements publics et gratuits » dans la capitale. Cependant, la sécurité prime pour l’instant. Après la victoire du PSG en demi-finale face au Bayern, 127 personnes avaient été interpellées dans l’agglomération parisienne, onze blessés — dont un grave — et 23 policiers légèrement touchés. L’année précédente, plus de 500 interpellations avaient été recensées après la victoire en Ligue des champions, marquée par des débordements dans la capitale et en régions.

Laurent Nuñez avait déjà pointé du doigt l’annonce « unilatérale » faite par Emmanuel Grégoire le 6 mai, au lendemain de la qualification du PSG. Éric Schahl, membre de l’opposition au Conseil de Paris, a quant à lui critiqué l’absence de dialogue préalable avec les maires d’arrondissements, qualifiant cette décision de « rétropédalage ».