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Félix Tshisekedi exige la fin immédiate de la militarisation illégale des mines en RDC

Publié le 13 juillet 202625 septembre 2026 ParZara Hassane

Une décision ferme pour restaurer l’ordre dans le secteur minier congolais

En République démocratique du Congo, où le secteur minier représente un pilier stratégique de l’économie nationale, le président Félix Tshisekedi a adopté une posture sans équivoque lors du dernier Conseil des ministres. Face à des pratiques persistantes de militarisation illégale des sites d’exploitation, il a ordonné l’application immédiate de mesures radicales pour y mettre un terme définitif.

Écoutez cet articleEnviron 5 min

Lors de cette réunion tenue à la Cité de l’Union africaine, le Chef de l’État a rappelé avec insistance l’importance vitale de ce secteur pour le développement du pays, ainsi que la nécessité absolue de garantir sa gouvernance transparente et crédible sur la scène internationale.

Des ordres clairs pour éliminer toute présence militaire illicite

C’est dans ce contexte que Félix Tshisekedi, en sa qualité de garant des institutions, a réitéré l’interdiction formelle de toute occupation ou intrusion des forces de sécurité — militaires ou policiers — sur les sites miniers, sauf dans le cadre de missions légalement autorisées et encadrées par les autorités compétentes.

Le président a souligné avec gravité les conséquences néfastes de ces agissements : « Une telle situation entache l’image de notre pays, fragilise les mécanismes de contrôle et favorise les circuits illicites, compromettant ainsi les efforts de transparence et les réformes engagées dans le secteur minier » a-t-il déclaré, selon le compte rendu officiel de la réunion.

Il a également mis en garde contre les répercussions dramatiques de ces pratiques : « La militarisation illégale des sites miniers prive les titulaires légitimes de leurs droits, génère des actes d’intimidation, des extorsions et perturbe la traçabilité des minerais, tout en favorisant la fraude et le trafic illicite ».

Un plan d’action immédiat pour sécuriser le secteur

Face à cette situation critique, le président a donné des instructions précises aux plus hautes autorités du pays : le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières ; le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens combattants ; le chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ; ainsi que le commissaire général de la Police nationale congolaise (PNC).

Ces responsables sont désormais tenus de prendre, sans délai, toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à toute militarisation illégale des sites miniers à travers le territoire national. Les actions prioritaires incluent :

  • Le retrait immédiat des militaires et des forces de sécurité présents illicitement sur les sites ;
  • La cessation de toute ingérence des forces de défense et de sécurité dans les activités minières ;
  • La sécurisation des sites conformément au cadre légal en vigueur ;
  • Le démantèlement des réseaux de fraude et d’exploitation minière illégale soutenus ou protégés par des hommes en uniforme.

Le président a également insisté sur la nécessité de sanctionner avec fermeté toute présence irrégulière sur les sites miniers, afin de rétablir l’autorité de l’État et la confiance des investisseurs internationaux.

Renforcer la traçabilité et la transparence des minerais

En complément de ces mesures, Félix Tshisekedi a rappelé l’importance de renforcer les mécanismes de contrôle, de certification et de traçabilité des chaînes d’approvisionnement des minerais. L’objectif ? Garantir la conformité aux normes nationales et internationales tout en préservant les droits des opérateurs légaux et des communautés locales.

Cette décision s’inscrit dans la continuité des efforts déjà engagés par les autorités congolaises pour assainir le secteur minier, régulièrement pointé du doigt pour ses dérives. Déjà en 2022, le gouvernement avait ordonné le retrait des militaires et policiers des carrières artisanales, après des signalements répétés d’abus et d’irrégularités.

Cette mesure avait été justifiée par les nombreux désordres observés dans ces zones, où des militaires et policiers, parfois sans mission officielle, occupaient les sites ou facilitaient des pratiques frauduleuses, notamment au profit d’opérateurs étrangers.

Avec cette nouvelle directive, la RDC réaffirme sa volonté de transformer son secteur minier en un modèle de transparence et de responsabilité, tout en consolidant sa position sur le marché mondial des minerais critiques.

Cobalt brut dans une mine en RDC

Par Zara Hassane — Grand reporter

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