Skip to content

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

  • Accueil
  • Guides
  • Études de cas
  • Analyses
  • Opinions
  • Chronique
  • Basculer la recherche

Expulsions vers des pays tiers : le coup d’arrêt d’Abidjan à la stratégie migratoire de Washington

Publié le 28 septembre 2026 ParZara Hassane

La Côte d’Ivoire a opposé une fin de non-recevoir à une proposition américaine visant à accueillir sur son territoire des personnes expulsées des États-Unis, alors même que celles-ci ne sont pas nécessairement de nationalité ivoirienne. Une décision qui marque un tournant décisif dans la politique d’expulsion vers des pays tiers menée par l’administration Trump, révélée par une enquête publiée le 21 septembre 2026.

Écoutez cet articleEnviron 4 min

Une mission diplomatique qui tourne court

À la mi-juin 2026, Christian Ehrhardt, responsable de l’Office of Remigration au Département d’État américain, s’était rendu à Abidjan dans le cadre d’une tournée en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Sa mission : convaincre plusieurs gouvernements africains d’accepter des personnes expulsées des États-Unis, y compris des ressortissants de pays tiers.

Mais les discussions menées à Abidjan n’ont pas abouti. Les autorités ivoiriennes ont refusé la proposition américaine, selon les informations dévoilées par l’enquête.

Le principe inédit des expulsions vers des pays tiers

Cette démarche s’inscrit dans une politique plus large de l’administration de Donald Trump visant à multiplier les expulsions vers des pays tiers. Le principe est relativement nouveau : une personne peut être expulsée des États-Unis vers un pays dont elle n’est pas ressortissante et avec lequel elle n’a pas nécessairement de lien antérieur.

Selon des données internes du Département d’État, l’administration américaine avait, à la fin juin 2026, autorisé ou promis au moins 410 millions de dollars pour faciliter des accords avec 31 pays, principalement en Afrique et en Amérique latine. Depuis 2025, plus de 25 000 personnes auraient ainsi été expulsées vers au moins 28 pays tiers, d’après une analyse réalisée à partir de plusieurs sources indépendantes.

Certains pays ont accepté des ressortissants étrangers en échange de financements ou d’autres formes d’aide. Des engagements financiers directs envers plusieurs gouvernements ont notamment été rapportés.

Abidjan refuse de participer au dispositif

C’est dans ce contexte que la mission de Christian Ehrhardt en Côte d’Ivoire prend une dimension particulière. Le responsable américain, qui dirige un bureau d’une quinzaine de personnes au sein du Département d’État, avait pour mission de négocier avec des gouvernements étrangers l’accueil de personnes expulsées des États-Unis.

Mais à Abidjan, la proposition américaine n’aurait pas trouvé d’accord. La Côte d’Ivoire ne figure d’ailleurs pas, dans les données américaines rendues publiques pour juin 2026, parmi les pays ayant conclu un accord opérationnel de ce type.

Un contexte sensible et controversé

La question des expulsions vers des pays tiers est particulièrement controversée. L’administration américaine présente cette politique comme un moyen de renvoyer des personnes faisant l’objet d’une mesure d’éloignement lorsque leur pays d’origine refuse ou ne peut pas les reprendre.

Des organisations de défense des droits humains et des avocats de personnes expulsées contestent toutefois certains aspects du dispositif, notamment les garanties offertes aux personnes concernées avant leur transfert vers un pays tiers.

Une cour d’appel fédérale américaine a jugé, en septembre 2026, que cette politique était illégale dans le cadre d’une affaire portant sur l’absence de garanties suffisantes pour les personnes concernées. L’administration Trump devait faire appel devant la Cour suprême.

Par Zara Hassane — Grand reporter

Flux de la rubrique :
A la UneDernières actus
A la Une

Navigation

Previous Post: Air Sénégal : l’enquête d’Interpol marque un tournant décisif dans la lutte contre les réseaux de contrebande
Next Post: Nord du Niger : l’heure de l’action décisive pour briser l’asphyxie énergétique et hydrique

Archives

  • octobre 2026
  • septembre 2026
  • août 2026
  • juillet 2026
  • juin 2026
  • mai 2026
  • avril 2026
  • mars 2026
  • février 2026
  • janvier 2026
  • décembre 2025
  • novembre 2025
  • octobre 2025
  • septembre 2025
  • août 2025
  • juillet 2025
  • juin 2025
  • mai 2025
  • avril 2025
  • mars 2025
  • février 2025
  • janvier 2025
  • novembre 2024
  • octobre 2024
  • septembre 2024
  • août 2024
  • juillet 2024
  • juin 2024
  • mai 2024
  • mars 2024
  • février 2024
  • octobre 2023
  • août 2023
  • mai 2023
  • avril 2023
  • mars 2023
  • janvier 2023
  • octobre 2022
  • septembre 2022
  • mai 2022
  • mars 2022
  • août 2021
  • juin 2021
  • mai 2021
  • octobre 2020
  • septembre 2020
  • juin 2020
  • novembre 2019
  • juillet 2018
  • décembre 2014

Catégories

  • A la Une
  • Actualités
  • AES
  • Analyses
  • Carburant
  • Chronique
  • Culture
  • Épinglé
  • Études de cas
  • Guides
  • International
  • Lifestyle
  • Actualités
  • Opinions
  • Politique
  • Société

Articles récents

  • JOJ Dakar 2026 : le tournant décisif que le Sénégal s’apprête à négocier
  • Espagne : l’incendie d’un AVE Madrid-Barcelone force un tournant dans la gestion des évacuations
  • Rwanda : le virage décisif vers un Grand Prix de Formule 1 à Bugesera
  • RDC : l’entrée en scène du FRN de Joseph Kabila fait basculer la crise
  • Réinsertion des migrants de retour au Mali : le grand tournant des 121 millions FCFA

Commentaires récents

Aucun commentaire à afficher.

Copyright © 2026 Sahel Voice.

Propulsé par WordPress

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

À propos Contact Politique de confidentialité Mentions légales

© 2026 Sahel Voice — Tous droits réservés.

https://sahelvoice.com