Côte d’Ivoire : le maep souligne les avancées politiques et économiques sous les projecteurs
Le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP), outil phare de l’Union africaine dédié à l’analyse de la gouvernance des États membres, a reconnu publiquement les progrès significatifs réalisés par la Côte d’Ivoire en matière de stabilité politique, de mutations économiques et de réformes institutionnelles.
Lors d’une visite officielle dans le pays, Marie-Antoinette Rose-Quatre, directrice générale du secrétariat continental du MAEP, a souligné l’importance des efforts ivoiriens : « Nous saluons les avancées majeures accomplies par la Côte d’Ivoire en faveur de la consolidation de sa stabilité politique, de sa transformation économique et de ses réformes institutionnelles. Ces réalisations forment une base solide pour l’évaluation de deuxième génération, qui s’annonce comme une étape décisive. »
Cette visite de travail, qui s’est déroulée le 21 juillet 2026 dans les locaux de la Commission nationale du MAEP à Cocody, dans l’Est d’Abidjan, a permis d’échanger sur les préparatifs de cette évaluation de nouvelle génération. L’objectif ? Faire un bilan des progrès depuis la première évaluation et cerner les défis émergents en matière de gouvernance, tout en mettant en avant les bonnes pratiques pouvant inspirer d’autres nations africaines.
« L’évaluation de deuxième génération n’est pas un simple exercice de contrôle, mais une opportunité stratégique pour la Côte d’Ivoire de valoriser ses acquis et de tracer une feuille de route ambitieuse pour l’avenir », a-t-elle ajouté. Elle a également rappelé que le MAEP repose sur des principes clés : volontariat, apprentissage mutuel, transparence, redevabilité et évaluation par les pairs.
Selon elle, l’ambition du MAEP va bien au-delà des jugements : « Notre mission est d’accompagner les États dans le renforcement de la démocratie, de la gouvernance politique et économique, ainsi que du développement socio-économique. »
Pendant son séjour, la délégation du MAEP a prévu d’examiner avec les autorités ivoiriennes la feuille de route de l’évaluation, d’identifier les dernières étapes à finaliser et de convenir des mesures concrètes pour garantir un processus fluide et efficace.
« Le Secrétariat continental s’engage à fournir à la Côte d’Ivoire un soutien technique et institutionnel complet tout au long de cette démarche. Nous voyons cette collaboration comme un partenariat gagnant, fondé sur la confiance, le dialogue et notre engagement commun pour une gouvernance exemplaire sur le continent », a-t-elle précisé.
De son côté, David Moussa Soro, président de la Commission nationale du MAEP en Côte d’Ivoire, a réaffirmé l’ambition de son institution : « La gouvernance et le développement en Côte d’Ivoire avancent main dans la main. »
Il a évoqué deux initiatives nationales innovantes : « Nous avons mis en place deux outils de partage d’expériences : l’université d’été pour la bonne gouvernance, destinée à diffuser la culture de la gouvernance auprès des citoyens, et la revue scientifique sur l’intégration africaine, qui s’adresse au monde universitaire. Cette dernière offre un espace de publication conforme aux standards du CAMES, pour analyser les enjeux de gouvernance avec rigueur. »
Il a conclu en réaffirmant l’engagement de la Commission nationale du MAEP à travailler en étroite collaboration avec le secrétariat continental, afin de renforcer les capacités de gouvernance du pays.
La directrice générale du MAEP a également été reçue le lendemain par le Sénat ivoirien et a échangé avec Nialé Kaba, ministre des Affaires étrangères de Côte d’Ivoire.
Créé en 2003, le MAEP est un accord volontaire entre les États africains visant à évaluer et améliorer la gouvernance au plus haut niveau, dans l’objectif de promouvoir la stabilité politique, l’intégration économique et le développement durable sur le continent.