Côte d’Ivoire et Ghana scellent un partenariat historique pour le cacao africain
Lors d’un sommet dédié à l’avenir de la filière cacaoyère, les dirigeants de la Côte d’Ivoire et du Ghana ont réaffirmé leur engagement sans faille en faveur d’une économie cacaoyère pérenne. Cette rencontre de haut niveau, organisée dans le cadre de l’Initiative Cacao entre les deux nations, a permis de souligner l’importance stratégique de cette alliance pour l’Afrique.

Un engagement commun pour une filière cacaoyère résiliente
Le président ivoirien, Alassane Ouattara, et son homologue ghanéen, John Dramani Mahama, ont marqué l’histoire par leur détermination partagée. « Avec mon frère, le président John Dramani Mahama, nous réaffirmons aujourd’hui notre volonté commune de construire une économie cacaoyère équitable, florissante et durable, au bénéfice de la Côte d’Ivoire, du Ghana et de l’ensemble du continent africain », a déclaré le président ivoirien.
Pour les deux nations, le cacao représente bien plus qu’une simple culture : il incarne une véritable colonne vertébrale économique. Cette filière soutient des millions de foyers ruraux, génère des emplois et alimente les caisses de l’État, permettant ainsi de financer des politiques publiques ambitieuses. Pourtant, malgré les avancées significatives réalisées grâce à l’Initiative Cacao, les défis persistent. La volatilité des cours mondiaux, les bouleversements climatiques et les normes internationales toujours plus strictes en matière de durabilité et de traçabilité imposent une vigilance constante.
Renforcer la résilience face aux défis globaux
Alassane Ouattara a salué les progrès accomplis tout en mettant en garde contre les obstacles à venir. Il a appelé à la création d’une coalition africaine des pays producteurs de cacao, capable de peser dans les instances internationales et de défendre les intérêts du continent. « Nous devons unir nos forces pour porter une voix unie dans la gouvernance mondiale de cette filière stratégique », a-t-il insisté.
De son côté, le président ghanéen a mis l’accent sur l’importance des investissements continus. John Dramani Mahama a plaidé pour un renforcement des synergies entre les institutions des deux pays, afin de consolider leurs relations et de renforcer la filière. « Notre priorité absolue est de fournir aux agriculteurs tous les outils nécessaires pour pérenniser leur production de fèves de cacao », a-t-il souligné.
Les deux pays, qui représentent à eux seuls plus de 60 % de la production mondiale, jouent un rôle clé dans l’approvisionnement global. À l’échelle du continent africain, cette contribution atteint près de 80 %. Une responsabilité qui souligne l’urgence d’une coopération renforcée et d’une gestion durable de cette ressource précieuse.