Le ministre ivoirien du Plan a révélé lors d’une conférence de presse que le pays avait dépassé ses attentes en matière de levées de fonds internationaux. au lieu des 20 milliards initialement prévus, ce sont plus de 80 milliards de dollars qui ont été promis par les bailleurs de fonds pour soutenir les grands projets structurants.
Ce succès reflète la confiance des investisseurs dans l’économie ivoirienne, qui affiche une croissance moyenne de 6,5 % par an depuis plusieurs années. après une décennie marquée par des crises politico-militaires au début des années 2000, la côte d’ivoire a retrouvé une stabilité propice aux affaires.
Un forum réunissant des centaines d’acteurs économiques s’est tenu à Abidjan pour officialiser ces engagements. parmi les priorités du plan national de développement figurent la modernisation du secteur agricole, qui représente 20 % du pib national, la création de « champions nationaux », et le déploiement d’infrastructures majeures incluant un futur réseau de tgv.
des partenariats stratégiques pour un développement ambitieux
Le ministre souleymane diarrassouba a salué cet élan sans précédent : « les partenaires au développement, tels que la banque mondiale, la banque africaine de développement et l’union européenne, ont répondu massivement à notre appel. nous avons obtenu quatre fois le montant initialement espéré, ce qui valide la solidité de notre modèle économique ».
Il a également souligné l’importance du secteur privé dans ce financement, estimant que plus de 70 % des fonds proviendront de cette source, soit un apport supérieur à 147 milliards de dollars. au total, le plan national de développement représente un investissement global de 209 milliards de dollars, incluant la contribution de l’état.
La côte d’ivoire avait déjà démontré son attractivité en février en levant 1,3 milliard de dollars sur les marchés internationaux à des conditions très avantageuses pour un pays émergent. en juin, le fonds monétaire international (fmi) a également annoncé un décaissement de près de 833 millions de dollars dans le cadre de plusieurs programmes d’aide.
Le fmi a qualifié l’économie ivoirienne de « résiliente », tout en anticipant un léger ralentissement de la croissance à 6 % en 2026 (contre 6,5 % en 2025) et une inflation estimée à 3,3 % pour cette année.
Longtemps dépendante de l’agriculture, l’économie ivoirienne diversifie progressivement ses activités avec le développement de secteurs comme l’extraction minière, gazière et pétrolière, ouvrant de nouvelles perspectives pour les années à venir.
