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CAP-PORT : le Bénin enclenche une bascule décisive dans la formation portuaire

Un tournant stratégique pour l’emploi portuaire béninois

Un changement de cap s’opère dans la formation aux métiers portuaires au Bénin. Le Luxembourg vient de s’engager à hauteur de 15 millions d’euros, soit plus de 9,8 milliards FCFA, pour financer le projet CAP-PORT. La signature du protocole, intervenue à New York en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, marque une rupture dans l’approche de la formation professionnelle dans le secteur logistique béninois.

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Les cibles prioritaires du dispositif CAP-PORT

Le programme vise en priorité les jeunes et les femmes âgés de 18 à 35 ans en quête d’emploi, les personnes peu qualifiées ainsi que les travailleurs désireux de mettre à jour leurs compétences. L’ambition affichée par le gouvernement béninois est claire : renforcer l’offre de formation et faciliter l’insertion dans les métiers du port et de la logistique.

Des compétences techniques et numériques au programme

Les enseignements prévus couvriront plusieurs domaines stratégiques : la conduite et la maintenance des engins de manutention et des véhicules, la sécurité, la conformité documentaire et l’utilisation des systèmes numériques. Ce dispositif s’appuiera sur un espace dédié au développement de ces compétences.

Les signataires de l’accord et le poids du financement

Pour le Bénin, le protocole a été paraphé par Hugues Oscar Lokossou, ministre de l’Économie et des Finances chargé de la mobilisation des ressources extérieures et de la gestion de la dette. Côté luxembourgeois, c’est le vice-Premier ministre Xavier Bettel qui a apposé sa signature. Le gouvernement béninois évalue le portefeuille actif de la coopération bilatérale à environ 95 millions d’euros. L’enveloppe allouée à CAP-PORT en représente près de 16 %.

Des zones d’ombre persistantes

La publication officielle reste toutefois silencieuse sur plusieurs points essentiels : le nombre exact de bénéficiaires, l’emplacement du futur espace de formation, la date de démarrage, la durée des parcours ou encore le calendrier des décaissements. La signature acte donc un engagement de financement, sans garantir que l’intégralité des 15 millions d’euros a déjà été versée.

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