Can 2032 : Burkina Faso, Mali et Niger en lice pour organiser la Coupe d’Afrique des nations

La CAF valide la candidature conjointe du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour la CAN 2032

Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) viennent de franchir une étape majeure en obtenant l’aval de la Confédération africaine de football (CAF) pour organiser la Coupe d’Afrique des nations en 2032. Une validation symbolique, mais déterminante, qui ouvre la voie à un long processus d’évaluation.

C’est lors d’une réunion stratégique à New York, en marge d’une assemblée générale, que les dirigeants footballistiques du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont scellé leur destin commun. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a officiellement enregistré leur déclaration d’intérêt collective pour l’édition 2032. Une annonce qui a rapidement fait le tour des médias sahéliens, confirmant ainsi la volonté des trois nations de s’unir pour un projet sportif d’envergure.

Une validation administrative, mais un parcours semé d’embûches

Sur le plan réglementaire, la candidature du trio est désormais considérée comme recevable. Conformément aux exigences de la CAF, le dépôt d’une déclaration d’intérêt valide leur participation au processus, sans pour autant garantir une issue favorable. Cette étape, bien que symbolique, est indispensable pour poursuivre la préparation du dossier technique.

Selon les déclarations officielles, la CAF n’a pas encore fixé de date précise pour la décision finale. Les mois à venir seront consacrés à l’examen minutieux des infrastructures, des capacités hôtelières et des réseaux de transport des trois pays candidats. Une analyse qui déterminera, in fine, leur aptitude à accueillir un tel événement.

Un précédent africain pour inspirer le Sahel

La formule d’une coorganisation à trois n’est pas inédite pour la CAF. Le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie ont déjà été désignés pour accueillir ensemble la CAN 2027, prouvant ainsi que ce modèle peut fonctionner. Pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger, cette approche présente un double avantage : mutualiser les ressources et réduire les coûts logistiques.

Le président de la CAF a salué cette initiative, soulignant son potentiel pour renforcer la coopération régionale. Dans un communiqué publié par la Fédération nigérienne de football, il a rappelé l’importance de respecter les procédures tout en encourageant les fédérations à œuvrer ensemble pour un dossier solide.

Football et diplomatie : une alliance stratégique pour le Sahel

Cette candidature s’inscrit dans une dynamique plus large, où le sport devient un outil de diplomatie pour les régimes militaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Depuis leur retrait de la CEDEAO, ces trois pays multiplient les projets communs pour affirmer leur autonomie et leur unité.

Une victoire dans cette course à l’organisation de la CAN 2032 offrirait à l’AES une visibilité internationale rare. Une opportunité à saisir, alors que la région fait face à des défis sécuritaires persistants. L’Union africaine a d’ailleurs récemment condamné des attaques meurtrières au Mali et au Niger, rappelant l’urgence de stabiliser la zone.

Pour la CAF, les critères d’évaluation seront clairs : sécurité des participants, qualité des infrastructures, capacités d’accueil et efficacité des transports. Trois enjeux majeurs pour les trois pays candidats.

Un processus long et incertain, mais porteur d’espoir

Les fédérations nationales du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont d’ores et déjà annoncé leur intention de travailler en étroite collaboration avec leurs gouvernements respectifs. L’objectif ? Préparer un dossier technique conforme aux attentes de la CAF, tout en relevant les défis logistiques et sécuritaires.

Reste à savoir si cette candidature conjointe parviendra à convaincre les instances africaines. Une chose est sûre : l’enjeu dépasse le simple cadre sportif. Si le Sahel parvient à concrétiser ce projet, ce serait bien plus qu’une compétition de football. Ce serait la preuve que l’unité et la coopération peuvent transformer une région en une vitrine internationale.