Blocus du JNIM à Bamako : des conséquences dramatiques pour les civils selon Amnesty International

Blocus du JNIM à Bamako : Amnesty International alerte sur les répercussions désastreuses pour les civils

Depuis la fin du mois d’avril 2026, la capitale malienne, Bamako, est soumise à un blocus imposé par les djihadistes du JNIM. Cette situation de siège prolongé, débutée le 30 avril, entrave gravement la liberté de circulation des habitants et compromet leur accès aux biens essentiels.

Blocus du JNIM à Bamako : les civils paient un lourd tribut

C’est dans ce contexte tendu que Amnesty International a interpellé publiquement le JNIM, exiger le respect des droits fondamentaux des populations civiles. L’organisation humanitaire a qualifié d’« inacceptables » les conséquences engendrées par ce blocus, qui menace directement leur sécurité, leur accès à l’alimentation et aux soins médicaux.

Un siège aux impacts humanitaires critiques

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a intensifié ses actions depuis les attaques des 25 et 26 avril contre des infrastructures stratégiques de la junte militaire malienne. Ces offensives, menées en coordination avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), ont ciblé des zones clés du pouvoir en place.

Dans un communiqué publié le 15 mai 2026, Amnesty International a souligné que le blocus actuel « pourrait provoquer de graves violations du droit international humanitaire ». Marceau Sivieude, directeur régional de l’organisation, a rappelé que « toutes les parties au conflit doivent impérativement distinguer les civils des combattants ». Il a condamné avec fermeté les attaques visant des véhicules civils, comme celle subie le 6 mai près de Bougouni, où un convoi de camions transportant des denrées alimentaires a été pris pour cible.

Une économie locale paralysée

Face à cette situation de crise, plusieurs entreprises de transport ont été contraintes de suspendre leurs liaisons vers et depuis Bamako. Les professionnels du secteur dénoncent l’impossibilité d’assurer la sécurité des marchandises, non escortées par les forces militaires, et donc exposées aux risques d’attaques. Cette paralysie logistique aggrave les pénuries et fragilise davantage l’économie locale, déjà fragilisée par les tensions sécuritaires récurrentes.

Les autorités maliennes et la communauté internationale sont appelées à trouver une issue rapide à cette crise, afin de rétablir la sécurité des civils et de préserver leurs droits fondamentaux dans une ville déjà éprouvée par les violences.