Abidjan — L’Ambassade de Côte d’Ivoire en France et à Monaco a réagi avec fermeté face aux déclarations du président du parti La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Dans un communiqué publié à Paris, la représentation diplomatique ivoirienne a exprimé une vive protestation contre les propos tenus lors d’un meeting en France, jugés attentatoires à la souveraineté du pays et au président Alassane Ouattara.

Des accusations jugées infondées et irrespectueuses

Selon la déclaration signée par l’ambassadeur Maurice Kouakou Bandaman, Jean-Luc Mélenchon a remis en cause la légitimité du quatrième mandat du chef de l’État ivoirien. Il a notamment évoqué une exclusion présumée des opposants lors du scrutin présidentiel, qualifiant le processus de « anticonstitutionnel ». Une prise de position que la Côte d’Ivoire qualifie de totalement infondée et irresponsable.

L’Ambassade rappelle que les institutions ivoiriennes, reconnues nationalement et internationalement, ont organisé et validé les élections. Elle souligne que aucun responsable politique étranger ne dispose du droit de porter un jugement sur leur intégrité.

Souveraineté et respect mutuel au cœur de la réponse ivoirienne

La Côte d’Ivoire, indépendante depuis le 7 août 1960, insiste sur son caractère d’État souverain. Elle rappelle qu’aucun commentaire extérieur ne peut être toléré lorsqu’il s’agit de remettre en cause ses institutions ou son président. La diplomatie ivoirienne rappelle également l’importance des relations d’amitié avec la France, marquées par des décennies de coopération étroite, notamment sous les présidences de Félix Houphouët-Boigny et d’Alassane Ouattara.

L’Ambassade met en garde : un responsable politique aspirant à diriger la France se doit de prendre en considération la stabilité et les intérêts des relations bilatérales, fondés sur le respect mutuel.

Des actions en justice envisagées

La représentation diplomatique annonce son intention d’engager toutes les actions juridiques nécessaires pour faire sanctionner les propos considérés comme une offense au peuple ivoirien et à son président. Elle réaffirme sa détermination à défendre l’honneur et la dignité de la nation face à des déclarations jugées inacceptables.